Communiqué de Steven Vanackere, Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances et du Développement Durable
05-03-2013
Je viens de parler avec le Premier Ministre. Je lui ai dit que j’ai demandé à mon président de parti de me chercher un remplaçant pour le gouvernement fédéral, et de proposer cette personne dès que possible par la voie appropriée au Chef de l’Etat.
Durant les presque 7 années que j’ai pu servir en tant que ministre, je me suis totalement investi afin d’exercer mon mandat soigneusement et consciencieusement, en respectant les règles spécifiques à cette haute fonction.
Même si, au cours de ces derniers mois également, je ne me suis en rien écarté de cette ligne de conduite, il m’a pourtant fallu prendre conscience de plus en plus que cette attitude n’offre aucune protection contre les insinuations injustes et les accusations malveillantes. Du fait de mon inspiration politique, enracinée dans la démocratie chrétienne et le mouvement ouvrier chrétien, certains ne peuvent apparemment pas imaginer que j'ai exercé ma fonction de ministre des Finances d'une manière impartiale, même si on ne peut d’aucune manière étayer ce soupçon de manière tangible.
Quand l’agitation sera retombée, il apparaîtra également que rien ne peut m’être reproché. Cela n’empêche pas que je doive, aujourd'hui, consacrer une trop grande part de mon énergie à répondre à de fausses accusations.
Je veux que cela cesse. Ce climat de méfiance me gêne dans mon travail, ce qui n'est pas dans l'intérêt du pays. Ce n'est pas non plus dans l'intérêt de mon parti. Et je reconnais aussi que cela dépasse ce que personnellement je peux encaisser. Des doutes quant à mon éthique, en raison de mes convictions politiques, je ressens cela comme très injuste. C'est ce qui explique pourquoi j'ai pris moi-même cette décision, et ce, en dépit des encouragements et du soutien que je n’ai pas cessé de recevoir au sein de mon propre parti, de la part de sa direction, de mes collègues du CD&V et de l’ensemble des militants.
Je suis certain que le CD&V fournira bientôt un remplaçant de valeur, dans une mission de première importance pour l'ensemble de nos compatriotes. Mon successeur peut compter sur tout mon soutien. Quant à moi-même, je vais maintenant m’investir en tant que membre du parlement.
Je n'ai rien d'autre à ajouter, si ce n’est un mot tout particulier de profonde gratitude envers tous mes collaborateurs. Ils ont donné le meilleur d'eux-mêmes, tant au cabinet que dans les administrations. Cela me permet, en tant que ministre, d’afficher un bilan dont je serai toujours particulièrement fier. Je les remercie de tout cœur, et je leur souhaite bon vent.
Steven VANACKERE

