Discours pour la cérémonie UNIFEM, Bujumbura, 3 juin 2011

03-06-2011

Madame la Ministre,
Mesdames, Messieurs,

C’est avec plaisir et fierté que je représente aujourd’hui mon pays à cette cérémonie. En effet, la notion d’égalité homme/femme, aussi appelée « Genre », à laquelle je porte un intérêt particulier, occupe une place centrale à l’agenda du Gouvernement belge. Elle constitue un objectif récurrent du Ministère des Affaires étrangères ainsi que du Ministère de la Coopération au développement.

L’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes constituent une des clefs de voûte de la croissance et de la réduction de la pauvreté, du développement durable et de l’atteinte de tous les Objectifs de Développement du Millénaire. La promotion de l’égalité hommes/femmes et de l’autonomisation des femmes constitue une dimension centrale pour la réalisation de tous les autres Objectifs du Millénaire : la réduction de la pauvreté et de l’insécurité alimentaire, mais aussi les objectifs sectoriels visant l’enseignement primaire universel, la santé pour tous et un environnement durable.

De manière générale, et en fonction des besoins des 18 pays bénéficiaires et partenaires de notre coopération, quatre domaines d’action retiennent en priorité l’attention de la Belgique :
- la santé et les droits sexuels et reproductifs;
- la mise en œuvre de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies (2000) intitulée « les femmes, la paix et la sécurité », avec une attention particulière pour la prévention et la lutte contre les violences sexuelles ; un plan d’action national belge « Résolution 1325 » a été approuvé par le Conseil des Ministres en février 2009 ;
- l’éducation des filles et la formation des femmes (alphabétisation, formation technique et professionnelle) ;
- la promotion économique des femmes, en particulier dans le secteur agricole.

La Belgique s’est engagée sur un chemin de croissance de son Aide Publique au développement. Dans ce cadre, la coopération belge au développement est déterminée à réserver une part croissante de son budget à des interventions contribuant à l’égalité hommes/femmes et à l’empowerment des femmes dans les pays en développement.

Au Burundi, de nombreux rapports sur le « Genre » montrent qu’il existe d’énormes disparités entre les hommes et les femmes en matière de droits fondamentaux sur tous les points de vue.

En même temps, d’importantes étapes ont été franchies et des mesures spécifiques visant l’amélioration du statut et de la condition des femmes ont été prises.

On peut noter à cet égard :
- que le Burundi a inscrit dans la Constitution dès 2001, l’obligation d’octroyer à des femmes, 30% des places disponibles au Sénat et au Parlement.
- l’intégration de l’aspect « Genre » dans le mandat de Ministre de la Solidarité Nationale, des Droits de la Personne Humaine et du Genre, et la mise en place de points focaux « Genre » .
- la gratuité des soins au bénéfice des femmes enceintes ainsi que la gratuité scolaire qui si elle permet une parité des effectifs garçons/filles en primaire.

On peut souligner aussi le rôle prépondérant de la société civile et plus particulièrement des organisations féminines et les organisations de défense des droits de l’homme, dont l’organisation Seruka, ici présente, qui bénéficie de l’appui de la Belgique.

Au Burundi, la Belgique consacre de nombreux moyens destinés à lutter contre ces inégalités.

En effet, notre programme de coopération au Burundi s’axe sur 3 secteurs prioritaires qui s’inscrivent tous dans les objectifs décrits ci-dessus, à savoir : l’Agriculture, la Santé et l’Education. Dans le cadre du programme « Agriculture », une assistance technique sera d’ailleurs dédiée uniquement à l’aspect « Genre ».

Avant de conclure, vous me permettrez de rappeler qu’au-delà des activités menées au travers notre coopération bilatérale et les ONGs belges, internationales et burundaises, la Belgique accorde beaucoup d’attention à la notion de coordination en vue d’assurer une meilleure efficacité de l’aide. Raison pour laquelle, il a été décidé de nous associer aux activités d’ONU Femmes au Burundi en lui attribuant un montant de près de 7 Milliards de Francs burundais, sur deux ans, pour ses activités en faveur du Burundi.

En guise de conclusion, je voudrais vous exprimer mes remerciements pour l’organisation de cette manifestation et l’ambiance chaleureuse qui nous a été réservée. Je voudrais d’une part, adresser mes vœux de succès à ONU Femmes et aux autorités burundaises partenaires de ce projet et d’autre part, souhaiter beaucoup de courage à toutes les femmes, et à tous les hommes, qui se mobilisent quotidiennement en faveur de l’égalité entre personnes.

 

Seul le texte prononcé fait foi

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Entretien avec Luis Alberto Moreno (Inter-American Development Bank)
Entretien avec Luis Alberto Moreno (Inter-American Development Bank)
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