La Belgique réclame un débat sur le nucléaire
03-03-2010
Les ministres des Affaires étrangères de cinq pays de l'Otan, dont le Belge Steven Vanackere, ont remis vendredi une lettre au secrétaire général de l'Otan, dans laquelle ils demandent qu'un grand débat sur la politique nucléaire de l'Alliance atlantique ait lieu lors de la prochaine conférence des chefs de la diplomatie alliés, le 22 avril à Tallinn, a annoncé mardi le ministère des Affaires étrangères.
" Cette lettre se veut une contribution importante aux discussions qui entourent la révision du concept stratégique de l'Otan et au cours desquelles tant la dissuasion nucléaire de l'Alliance atlantique que ses initiatives en matière de désarmement seront examinées à la lumière des développements de la sécurité dans le monde ", a expliqué le Service public fédéral (SPF) Affaires étrangères, dans un communiqué.
Le document est signé par les ministres des Affaires étrangères belge, néerlandais, luxembourg, allemand et norvégien.
" La Belgique s'est d'autant plus volontiers associée à ce groupe de pays amis et alliés dans l'Otan que l'objectif de cette démarche correspond tout à fait à la position du gouvernement en matière de désarmement nucléaire ", ajoute le texte.
Le débat réclamé mettrait sur les rails le retrait des armes atomiques américaines d'Europe. L'Allemagne ayant été la première à rendre publique son intention de demander le retrait des ogives américaines encore déployées chez elle, l'Otan est convenue fin 2009 que toute décision soit prise dans le cadre multilatéral de l'Otan et non unilatéralement. " C'est cette stratégie que nous voulons élaborer avec nos alliés de l'Otan ", a ajouté le ministère belge.
L'objectif est donc d'éliminer les quelque 240 bombes atomiques B-61 largables d'avion que les États-Unis stockent encore dans cinq pays de l'Otan (Allemagne, Belgique, Italie, Pays-Bas et Turquie) d'après des experts.
