Le baptême africain de Vanackere
18-01-2010
Le ministre (CD&V) des Affaires étrangères, Steven Vanackere, entré en fonction à la fin novembre, entame aujourd'hui sa première tournée internationale : il l'a réservée à l'Afrique centrale, où il passera de la République démocratique du Congo (RDC), au Rwanda au Burundi.
Cette visite d'une semaine intervient alors que des élections générales au Burundi, et présidentielle au Rwanda sont prévues en 2010. La RDC, qui célèbre cette année un demi-siècle d'indépendance, votera en 2011.
M. Vanackere a assuré que la normalisation des relations entre Bruxelles et Kinshasa " est et reste " une donnée essentielle de notre politique extérieure à l'approche de cet anniversaire. " Une relation correcte avec les autorités congolaises est importante, ne fût-ce que parce que la Belgique a ainsi la possibilité de poursuivre son aide au développement et à la gestion de ce pays ", a-t-il expliqué.
Les relations entre Bruxelles et Kinshasa ont connu en 2008 une crise profonde, causée par des déclarations du ministre belge des Affaires étrangères de l'époque, Karel De Gucht, sur la corruption en RDC. Cette crise a pris fin par la publication, le 24 janvier 2009, d'une déclaration commune des deux Premiers ministres, Herman Van Rompuy (à l'époque), et Adolphe Muzito.
M. Vanackere rencontrera divers responsables politiques congolais à Kinshasa, mais pas, en principe, le président Joseph Kabila. Il se rendra mercredi et jeudi à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, d'où il rejoindra la ville rwandaise voisine de Gisenyi, puis la capitale, Kigali. Au Burundi, le week-end, M. Vanackere verra enfin des membres du gouvernement et des représentants de l'opposition, à l'approche des élections générales prévues entre avril et septembre.
