Steven Vanackere à la 13ème session plénière du Conseil des droits de l'Homme à Genève - lundi 1 mars 2010
01-03-2010
Le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, a réaffirmé lundi à Genève l'universalité des droits de l'Homme, assurant qu'ils étaient "indivisibles et communs à toutes les
régions et cultures au monde", quelles que soient aussi les religions.
"La Déclaration universelle des droits de l'Homme est le texte le plus traduit au monde. C'est notre responsabilité commune de mettres ces droits en oeuvre, tant sur le plan multilatéral, régional que
national", a-t-il déclaré à l'ouverture de la 13ème session plénière du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, un organe qui examine notamment périodiquement la situation des droits de l'homme dans chacun des 192 États membres des Nations Unies.
La Haut Commissaire aux Droits de l'Homme, la Sud-Africaine Navathem Pillay, a pour sa part précisé ses objectifs pour les deux prochaines années, plaçant en tête la lutte contre la discrimination, particulièrement raciale, sur la base des sexes ou de la religion et contre "ceux qui sont marginalisés".
M. Vanackere assuré le Conseil de l'engagement de la Belgique "à lutter contre toutes les discriminations, sous quelque forme que ce soit", citant en exemple sa "participation active" à la conférence de Durban contre le racisme de 2001 et sa conférence d'examen tenue l'an dernier.
Le chef de la diplomatie belge a toutefois mis en garde contre des "reculs" en matière de droits de l'Homme, qualifiant de "préoccupante" la tendance dans certains pays à criminaliser l'orientation sexuelle.
Plusieurs Etats africains, comme le Burundi, l'Ouganda, le Malawi, le Rwanda et le Sénégal ont récemment durci leur législation en la matière. Le Malawi compte ainsi arrêter plusieurs personnalités homosexuelles, dont des députés de ce petit pays conservateur d'Afrique australe, et les inculper pour "relation charnelle contre nature".
